BOUKOULOU Phares

Courriel : jobed2006 yahoo.fr

Thèse

Le problème d’accès aux soins en Afrique Francophone subsaharienne : le cas de la république du Congo.

Résumé

La santé n’est pas seulement une affaire individuelle, elle est aussi une affaire collective et d’intérêt général. Il incombe au autorités compétentes de protéger la santé des individus, car le droit à la santé est consacré aujourd’hui aussi bien par les textes internationaux que nationaux. Le droit à la santé devrait donc être un droit effectif. Il a été refait avec la création de l’OMS en 1948 et les accords internationaux. Toutefois, malgré cette reconnaissance, le droit à la santé peine encore à s’affirmer réellement en Afrique, et le Congo (Brazzaville) est un exemple de la gestation de ce droit. L’accès aux soins est un tracas pour la population, tout le monde n’a pas les mêmes prérogatives pour se soigner, les moyens connexes pour le faire restent précaires. En l’absence d’une couverture maladie universelle et d’un vrai système de protections sociales, les usagers font recours au paiement direct des soins, ce qui les maintient encore plus dans la pauvreté. Par ailleurs, quelle est la part de responsabilité de la communauté internationale dans cette problématique d’accès aux soins au Sud ? L’OMS coordonne les règles applicables au droit de la santé qu’il définit par ailleurs comme : « l’ensemble des règles juridiques relatives à la protection de la santé ». De cette définition nait l’idée selon laquelle l’État doit être en mesure de garantir une meilleur protection de la santé à ses sujets. Toutefois l’État peut être assisté par des acteurs internationaux dans cette démarche. Les États concernés restent les premiers acteurs dans la garantie d’un accès aux soins équitable à leurs populations mais la solidarité internationale doit aussi jouer pour une aide efficace afin de renforcer les systèmes de soins des Etats Africains et du Congo en particulier avec la mise en place par exemple d’un système de protection sociale efficace dont l’assurance maladie serait le centre pour éviter un paiement direct des soins de la part des usagers.