Michel BOUVIER

Thèse

L’Expertise médicale dans le droit de la sécurité sociale.
Soutenue en 2013, sous la co-direction des Professeurs Jean Pierre DUPRAT et Jean Pierre LABORDE.

Résumé

La nature des litiges relatifs à l’appréciation médicale de l’état du malade ou de la victime d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, a conduit à l’organisation extra-judiciaire d’une expertise médicale dite « technique », les litiges relatifs aux états d’incapacité incombant directement à des juridictions spécialisées (contentieux technique).
L’expert, désigné d’un commun accord entre le médecin-conseil et le médecin traitant, est saisi par la caisse en vue de l’examen clinique du malade ou de la victime, à l’aide d’un protocole.
La procédure est assortie de brefs délais et l’avis de l’expert, qui s’impose aux parties, peut être contesté dans le cadre du contentieux général. La mise en œuvre de la procédure s’impose à la juridiction (qui fixe la mission et prend la décision), quand la difficulté d’ordre médical survient en cours d’instance. Cette obligation, née du caractère substantiel des formalités, dont a pu découler la force probante de l’avis de l’expert à l’égard du juge, est exceptionnelle en droit français.
La question est bien celle des fonctions respectives de l’expert et du juge, quand la CEDH vise à étendre le principe du procès équitable à la phase expertale, de telle sorte que pourrait naître un droit général d’accès à l’expertise et d’y être assisté par un technicien, ce que l’on peut observer dans l’expertise médicale.
La thèse vise à prôner l’extension du régime de l’expertise médicale à l’exception propre aux accidents du travail et maladies professionnelles dans le domaine agricole, dont le régime est inspiré du droit commun, le contentieux technique paraissant pouvoir lui-même être étendu à cette exception, alors que la Cour de cassation (rapports 2010 et 2011) recommande son intégration au contentieux général.

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